Licenciement d'un délégué syndical : débarrassons-nous de la CGT !

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discrimination-syndicale2Déjà en 2003, quatre jours après sa désignation, le délégué syndical CGT de GiEau reçoit une lettre de licenciement pour " refus de poste ". La direction met en doute son mandat. Il doit quitter l'entreprise immédiatement et sans préavis.

Après quatre mois de procédure, la direction est doublement déboutée, d'abord par l'inspection du travail (motif : discrimination syndicale), puis par le tribunal d'instance (sa désignation en tant que délégué syndical était justifiée).

A CSP SI Groupe, le 28 juin dernier, la répression contre la CGT reprend de plus belle. Notre cher directeur général, ce loup dans la peau d'une brebis, convoque le délégué syndical CGT à un entretien préalable de licenciement pour le 8 juillet à 14h30.

Les dirigeants de Gieau, puis du CSP, ne supportent pas la contradiction. Depuis la désignation du délégué syndical au CSP en juillet 2009, la direction n’a cessé d'exercer sa pression :

  • Changement radical de traitement : blocage de salaire, confiscation de certaines tâches, contestation des heures de délégation, reproches infondés sur son activité, refus de payer sa formation, pressions du chef de service, etc
  • Lors de son entretien d'évaluation, le délégué syndical se plaint du brusque changement d’attitude et évoque la discrimination syndicale. En réaction à ses observations, la direction met en place une « commission d’enquête » du CHSCT, constituée de salariés de son choix. Cette commission va-t-elle confirmer la discrimination ? Pas du tout ! Deux mois plus tard, sans qu'un seul des membres de cette commission n'ait rencontré notre délégué récalcitrant, un compte-rendu le charge massivement. Pire, ce document, signé de quatre membres, prodigue des conseils d'un ton menaçant : « Cxxxxxxx devra changer d’attitude ou bien des mesures devraient être prises à son encontre ». Dans un document officiel et avec les conseils appuyés de la direction, des salariés du CHSCT accablent un délégué syndical, victime de discrimination. Du jamais vu !
  • Mais pour la direction, ce n’est pas suffisant : la pression psychologique doit redoubler d'intensité ! Le 31 mai 2010, Cxxxxxxx reçoit des mains de notre bien intentionnée DRH une convocation pour se présenter à une visite médicale d'aptitude. Invoquant les effets nuisibles de la pression au travail, la doctoresse le persuade de quitter son poste et pourquoi pas... l'entreprise. Cxxxxxxx refuse. Elle prend acte du refus et lui donne quinze jours pour reconsidérer sa décision (2ème visite prévue le 16 juin 2010). Cxxxxxxx confirmera son refus et adressera une lettre à la directrice de la médecine du travail, regrettant l'exercice d'une médecine strictement au service de l'employeur.

Toutes les tentatives « douces » ayant échouées, la direction fait le choix d'un affrontement brutal : la procédure de licenciement. Décidément, à CSP SI Groupe, la direction ne craint pas le ridicule en rendant publique son incapacité à installer un dialogue social !

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