NAO 2012 : modération salariale à VWIS
- Détails
- Publié le mercredi 18 janvier 2012 18:49
- Affichages : 322
Les mécanismes de tromperie salariale sont à l'oeuvre à Veolia Water Information Systems. Avec une complicité non dissimulée du groupe Veolia Environnement, la direction de VWIS ose la modération salariale en période dite difficile. Certes, la crise du groupe est publique et indéniable, mais les implications baissières sur nos augmentations ne visent qu'à conforter les orientations futures de notre activité, non à réduire la voilure. La société ne peut d'ailleurs pas se permettre de réduire la voilure. L'activité doit se concentrer, certes, mais surtout évoluer. C'est la fuite en avant d'un modèle capitaliste dépassé.
Ainsi, on nous bassine avec une orientation déterminée de l'activité informatique du groupe vers l'international. Mirage, illusion et utopie qui reviennent sans cesse depuis de trop nombreuses années. La volonté est bien réelle, mais la réalisation semble plus complexe et place nos élites de la réorganisation devant des situations concrètes... insurmontables ? Alors, si la direction de Veolia Eau claironne à tue-tête le potentiel financier et matériel qu'elle consent pour le compte de Veolia Water Information Systems, il en est tout autre pour ce qui est des salaires des artisans de ce renouveau que nous sommes. On nous fourni tous les outils nécessaires pour ce travail. Il n'y a pas de limites au succès. Mais il ne semblerait pas raisonnable d'augmenter correctement les salariés bâtisseurs de VWIS... crise oblige !
La crise a bon dos et ne sert finalement que d'alibi à une orientation globale de la politique salariale du groupe, encouragée par un président "non encore candidat" mais qui est capable de n'importe quoi pour assurer son trône au printemps 2012. Ce président-là, suppôt du MEDEF, fait bien l'affaire des dirigeants d'un groupe tel que Veolia Environnement. Pourtant, malgré les avis confirmés par de nombreux économistes réputés1, au lieu de relancer l'économie de la France par un coup de pouce majeur sur les salaires, tout ce beau monde s'enfonce dans la spirale infernale qui consiste à lutter contre le "coût du travail". Il serait trop élevé pour assurer la pérennité des entreprises. Foutaises !
Ainsi donc, le pouvoir d'une République qui ne respecte plus qu'un seul objectif, celui de privilégier les patrons au détriment des salariés et même des "chers concitoyens" ; ce pouvoir donne aux entreprises, par l'intermédiaire du projet de TVA "sociale", le feu vert décisif d'une fragilisation du pouvoir d'achat et une relance de l'inflation, déjà bien démarrée. Il s'agit de transférer les cotisations salariales des entreprises sur un impôt nouveau au profit des entreprises, plus à même, semble-t-il, de permettre de meilleures augmentations. Alléger les charges des entreprises est déjà suffisamment osé compte tenu des allégements déjà en cours, mais transférer ces charges vers un impôt, modèle que tout économiste censé considère comme injuste, est tout simplement scandaleux, car il concerne tout citoyen, quelle que soit son niveau de revenu. Quant au bénéfice de ce modèle à l'endroit les salariés, rien n'est prouvé, l'effet d'aubaine pourrait justement jouer en leur défaveur.
La section syndicale CGT de VWIS ne marche pas dans la combine. Nous exigeons une augmentation générale, c'est-à-dire une revalorisation des salaires de tous les salariés à un même taux, l'inflation, actuellement à 2,5 %. L'argument consistant à inclure dans les débats l'épargne salariale qui, semble-t-il, pourrait être tout-à-fait généreuse, ne tient donc absolument pas, car, non seulement le montant de cette épargne est variable, mais elle ne contribue justement pas à la sauvegarde d'un bien public essentiel : la sécurité sociale. Il ne tient qu'aux salariés de VWIS de refuser les attaques salariales comme il se doit, c'est-à-dire en se mobilisant massivement par des arrêts de travail. La grève est un droit qui ne demande aujourd'hui qu'à être appliqué. C'est urgent !
1 - Aller sur le site de Jacques Généreux, Jacques Sapir, Jean-Marie Harribey, François Morin
Identification
Autres articles
Flux d'actualités
-
Les salariés ne se sont pas battus pour rien
-
Brochure de mars 2012
-
Le Médiator, chronologie d'un scandale sanitaire
-
15. Pour une transformation du système de santé au travail
-
14. Le travail, un enjeu de santé
-
13. Les questions d'éthique et de liberté
-
12. La "dépendance"
-
11. Politique du médicament et de la recherche
Articles populaires
- Les élections professionnelles
- A quoi sert un centre de services partagés ?
- Evolution de l'offshore dans le secteur informatique
- Simulation d'entretien de recrutement
- La médecine du travail aux ordres de l'employeur
- Licenciement d'un délégué syndical : débarrassons-nous de la CGT !
- La restructuration permanente comme levier de la rentabilité


